« L'être, le vivant face à son histoire, son temps, sa destinée, un équilibre perpétuel entre sa mécanique et ses rêves. La créature rivalise avec son corps pour accéder à ses dessins, ses idéaux.

Le dépouillement de sa chair laissant apparaître son ossature intacte, parfois parsemée des lambeaux de fioritures témoignant de son époque, l'œuvre de THOMAS nous interroge continuellement sur un présent prenant appui sur notre passé, rythmé par le temps. Ce temps compté et décompté érodant notre être, THOMAS le dompte pour rendre nos fantasmes palpables.

La légèreté de l'être , de ses rêves face aux éléments complexes qui nous régissent et à leur mécanique lourde, pesante, figeante. L'œuvre de THOMAS s'arqueboute sur sa matière métallique pour laisser transparaître son âme.

Comment le métal peut il être travaillé de cette façon? Mouvement, légèreté, équilibre…la matière maîtrisée à ce point, le massif soulignant la lévitation du sujet avançant, s'envolant, fuyant grâce au plus parfait moyen de locomotion connu de tout temps, le rêve. 

THOMAS le réalise voire le surréalise. »